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Marjane Satrapi Peintures, exposition de ses talents artistiques à la Galerie Jerome De Noirmont de Paris

February 8, 2013 Leave a comment

Marjane Satrapi Peintures, exposition de ses talents artistiques à la Galerie Jerome De Noirmont de Paris
Marjane Satrapi peint depuis toujours… Même si elle ne l’a jusqu’à présent jamais montrée, la peinture est pourtant à la base de toute sa création, qu’elle qu’en soit la forme finale. Cette passion pour la peinture s’est illustrée initialement sous forme de bandes dessinées ou de films, Marjane Satrapi souhaitant créer des œuvres populaires, accessibles à tout le monde.
Pour la 1ère fois, du 30 janvier au 23 mars 2013, Marjane Satrapi dévoilera cette façade cachée de ses talents artistiques avec 21 peintures, nouvelles ou récentes, toutes des portraits inédits.
Portraits figurant un seul sujet ou scènes plus grandes à deux ou quatre personnages, toutes ces œuvres sont effectivement conçues comme des portraits.
Marjane Satrapi analyse la peinture comme un moyen d’expression de son inconscient et c’est pourtant dans son environnement familier que l’artiste trouve son inspiration. Même si les sujets représentés dans ses toiles sont anonymes, leurs traits sont physiquement inspirés de personnalités réminiscentes de son enfance. Dans une démarche paradoxalement très éloignée de tout féminisme, elle figure d’ailleurs toujours des femmes, dont les visages l’inspirent plus, lui paraissant à la fois plus variés et plus simples à dessiner.
Les visages, aux traits très expressifs et représentés la bouche toujours fermée, sont les seules parties nuancées de ces tableaux et sont peints dans des dégradés de couleur qui expriment la subtilité des sentiments humains. Par opposition, le corps du sujet comme le reste de la scène sont peints dans une gamme chromatique tranchée et font l’objet de compositions très construites, où lignes rectilignes et aplats de couleurs franches et vives s’opposent pour une meilleure mise en perspective des personnages.
Marjane Satrapi avoue son enchantement pour les scènes d’intérieur de Balthus et leur composition très élaborée, comme son admiration pour les constructions géométriques de Mondrian. La simplification des lignes comme l’intensité des couleurs évoquent pourtant immanquablement la peinture sensuelle de Matisse, lui qui exaltait la couleur comme un « instrument privilégié de la communication et de l’émotion ».
L’analogie avec Matisse est pourtant évidente mais elle est ici conceptuelle, intellectuelle et non picturale : « Mes modèles, figures humaines, ne sont jamais des figurantes dans un intérieur. Elles sont le thème principal de mon travail » (1) … « Je ne peins pas les choses, je ne peins que leurs rapports. » (2)
Ces propos de son illustre prédécesseur s’appliquent parfaitement à la démarche créatrice de Marjane Satrapi, qui s’intéresse avant tout aux rapports humains. Ses portraits ne cherchent pas à figurer la seule représentation d’un ou de plusieurs personnages, ils ont un caractère narratif évident qui met en images les rapports humains tels que nous les vivons au quotidien. Ainsi, aucun des personnages de ces portraits n’est représenté frontalement. Ce sont au contraire les jeux de regard toujours obliques de ces femmes qui nous invitent à déchiffrer le mystère de leurs pensées…
12 portraits (65 x 50 cm) montrent des femmes seules, en pleine réflexion, avec le regard de côté, toujours tourné vers l’extérieur, paraissant parfois perdues dans leurs pensées ou au contraire déterminées et expressives. Comme le souligne l’artiste, ce qui nous attire ici, c’est le « hors-champ », ce qui ne se voit pas et que l’on ne regarde que quand on est seul avec soi-même. (3)
Dans les 6 portraits de duos (150 x 100 cm), le « hors-champ » a disparu, ce sont les jeux de regard entre les deux personnages qui tendent la composition car quand on est deux, on est toujours accaparé par l’autre. (3) Quant aux 3 peintures (140 x 140 cm) figurant des groupes de 4 femmes, elles se présentent comme des portraits de famille animés, dans lesquels on s’assoit, on pose, on joue… Dès que l’on est à plusieurs, on fait des concessions, donc on pose, on n’est plus tout à fait soi-même. (3)
Cette série de peintures s’inscrit ainsi dans la continuité de toutes ses créations antérieures, notamment de ses bandes dessinées Persepolis (2000-2003) et Broderies (2003), dans lesquelles Marjane Satrapi s’est efforcée de dépeindre la complexité de la nature humaine, avec une expression picturale simplifiée et pourtant remarquablement expressive, traitant toujours avec beaucoup d’ironie et d’humour les critères esthétiques classiques de la représentation humaine.
Avec une totale liberté de création qui s’affranchit de tout dogmatisme technique ou pictural, elle concilie ici les paradoxes de sa personnalité entre un caractère à la fois exubérant, très extériorisé, et étonnamment introspectif, qui fait coexister un raisonnement logique et cartésien avec une expression onirique des sentiments et des émotions, dans un vécu personnel qui mixe les valeurs orientales issues de sa culture familiale et les valeurs occidentales, l’artiste ayant vécu en France depuis sa jeunesse.
1 : Henri Matisse, « Notes d’un peintre sur son dessin », in Le Point, 1939.
2 : Henri Matisse in Louis Aragon, « Matisse en France », 1943.
3 : Les propos en italiques sont de l’artiste.
30 JANVIER – 23 MARS 2013
MARJANE SATRAPI
PEINTURES
GALERIE JEROME DE NOIRMONT

“Vulnerabsurdisme”, exhibition of Annelie Augustin and Odély Teboul at galerie Joyce Paris

November 6, 2012 1 comment

AUGUSTIN TEBOUL presents “VULNERABSURDISME”
an exhibition at galerie JOYCE Paris  from 6/11/12 to 7/12/12
Annelie Augustin, German, born 1983
– Studies in Fashion design and Pattern drafting at Esmod Paris
Graduate with honours in 2006
– Further education courses Central Saint Martins, London, 2009
– 2006 Assistant Designer at Tillmann Lauterbach, Paris
– 2007/2008 Assistant Designer at Y-3 Yohji Yamamoto for Adidas,
Herzogenaurach/Tokio
Odély Teboul, French, born 1985
– Studies in Fashion design and Pattern drafting at Esmod Paris
Graduate with honours in 2006
– Assistant Designer for different Labels in Paris
– 2007-2009 Assistant Designer at Jean Paul Gaultier, Paris
As if the subversive claim “paint it black” was stitched into the sophisticated designs, the re-discovery of femininity finds a post-romantic echo in the luxurious, clear-black cloth of AUGUSTIN TEBOUL.
An aesthetic that arises from the conception of two contrasting personalities: German-born Annelie Augustin with subtle, minimal shapes and her sophisticated mind and French-born Odély Teboul, the rather chaotic, nostalgic craftsman.
Both graduated with honors at Esmod Paris in 2006. Subsequently Annelie worked for Yohji Yamamoto for Adidas and Odély for Jean Paul Gaultier. In 2009 they combine their visions in the collection “cadavre exquis” that was honored with three awards in both France and Germany. Thus encouraged they decided to transform the project into a label, positioned on the edge between ready-to-wear and haute couture: AUGUSTIN TEBOUL. In 2011 the label received the highest priced German fashion award SYFB.
Inspired by Surrealism the designers leave enough space for chance in the process of creation, while they insist on flawless workmanship and finest materiality. Deeply routed in the craft of tailoring the duo combines poetry and gravity in their cutting-edge designs. AUGUSTIN TEBOUL stands for an exclusive, avant-garde and yet mind-blowingly feminine look.

“L’impressionnisme et la mode”, expotition au Musée d’Orsay de Paris

September 14, 2012 Leave a comment

Soucieux de rendre compte de la vie contemporaine, l’impressionnisme a privilégié la représentation de la figure humaine dans son milieu quotidien et saisi l’homme “moderne” dans ses activités habituelles, à la ville comme à la campagne.
Bien qu’ils ne s’attachent pas à la représentation scrupuleuse de la physionomie, du costume et de l’habit, les impressionnistes n’en rendent pas moins compte des modes et des attitudes de leur temps. Ils y parviennent par leur volonté de considérer le portrait comme l’instantané d’un homme dans son cadre familier, par leur capacité à renouveler, du double point de vue de la typologie et de la topographie, la scène de genre et surtout par leur attention à “la métamorphose journalière des choses extérieures”, pour reprendre l’expression de Baudelaire.
De leurs positions esthétiques, la réalité de l’homme des années 1860-1880 et de son habit subit une incontestable transfiguration. 25 septembre 2012 – 20 janvier 2013

Helmut Newton, rétrospective du photographe au Grand Palais de Paris

June 15, 2012 Leave a comment
Depuis la mort d’Helmut Newton (1920 -2004), aucune rétrospective du photographe n’a eu lieu en France, pays où il a cependant créé une partie majeure de son œuvre, notamment en travaillant pour l’édition française de Vogue.
Sulfureux, parfois choquant, l’œuvre de Newton a cherché à restituer la beauté, l’érotisme, l’humour, parfois la violence que sa sensibilité lui permettait de relever dans les rapports sociaux des mondes qu’il fréquentait : la mode, le luxe, l’argent, le pouvoir.
L’exposition réunit plus de deux cents images, quasi exclusivement des tirages originaux ou « vintage » réalisés sous le contrôle d’Helmut Newton : polaroïds, tirages de travail de divers formats, œuvres monumentales. Elle sera enrichie d’un extrait du film réalisé par June Newton, épouse du photographe pendant soixante ans et elle-même photographe :Helmut by June.
Le propos s’inscrit dans un parcours rétrospectif et thématique. Présentant les grands thèmes newtoniens : mode, nus, portraits, sexe, humour, l’exposition entend montrer comment s’est constitué, bien au-delà de la photographie de mode, l’œuvre d’un grand artiste. Un œuvre qu’il n’a eu de cesse de libérer de toute contrainte imposée, alors qu’il travaillait le plus souvent dans un cadre de « photographie appliquée » à la mode et aux portraits. Un œuvre éminemment classique en ce sens qu’il s’inscrit dans une perspective artistique très large. Un œuvre qui fait l’expérience de la liberté, dans ses thèmes comme dans ses formats. Un œuvre qui donne à voir une vision nouvelle et unique du corps féminin contemporain.
On a dit d’Yves Saint Laurent qu’il a par ses créations donné le pouvoir à la Femme. On pourrait dire la même chose d’Helmut Newton, qui accompagna longtemps et intimement – ce n’est pas un hasard – la démarche du premier. Nues ou en smoking, les femmes de Newton sont puissantes, séductrices, dominantes, jamais glaciales mais toujours impressionnantes, voire intimidantes. Ce sont des femmes qui, fortes de leur révolution sexuelle, assument la pleine liberté de leur corps, sans heure ni cadre, ouverte à tous les fantasmes. Ce sont des femmes riches, qui ont conquis le monde et son argent, et vivent dans un raffinement extrême, de leurs robes à leur lit. Luxe, classe et volupté : tel pourrait être l’adage de la Femme newtonienne. Quand Newton publie un livre intitulé Un monde sans hommes, il formule l’expression visionnaire d’une société où les femmes ont conquis assez de pouvoir pour parvenir, le cas échéant, à se passer des hommes.
L’exposition ne s’attache pas à l’unique représentation de la Femme par Newton, mais restitue les divers champs, parfois plus secrets, de son travail. Conçue par June Newton et ponctuée de citations du photographe, elle est aussi, à double titre, « Newton par Newton ».
L’exposition est organisée par la Réunion des musées nationaux – Grand Palais, avec l’aimable participation de Madame June Newton, Monte-Carlo, et de la Fondation Helmut Newton, Berlin.
Commissaire : June Newton, avec la collaboration de Jérôme Neutres, conseiller du Président de la Réunion des musées nationaux – Grand Palais
Scénographie : Paul Kahlfeldt, Kahlfeldt Architekten, Berlin
L’exposition bénéficie du soutien d’HSBC France. Elle a été réalisée également avec le concours du cabinet Linklaters.
Depuis la mort d’Helmut Newton (1920 -2004), aucune rétrospective du photographe n’a eu lieu en France, pays où il a cependant créé une partie majeure de son œuvre, notamment en travaillant pour l’édition française de Vogue.
Sulfureux, parfois choquant, l’œuvre de Newton a cherché à restituer la beauté, l’érotisme, l’humour, parfois la violence que sa sensibilité lui permettait de relever dans les rapports sociaux des mondes qu’il fréquentait : la mode, le luxe, l’argent, le pouvoir.
L’exposition réunit plus de deux cents images, quasi exclusivement des tirages originaux ou « vintage » réalisés sous le contrôle d’Helmut Newton : polaroïds, tirages de travail de divers formats, œuvres monumentales. Elle sera enrichie d’un extrait du film réalisé par June Newton, épouse du photographe pendant soixante ans et elle-même photographe :Helmut by June.
Le propos s’inscrit dans un parcours rétrospectif et thématique. Présentant les grands thèmes newtoniens : mode, nus, portraits, sexe, humour, l’exposition entend montrer comment s’est constitué, bien au-delà de la photographie de mode, l’œuvre d’un grand artiste. Un œuvre qu’il n’a eu de cesse de libérer de toute contrainte imposée, alors qu’il travaillait le plus souvent dans un cadre de « photographie appliquée » à la mode et aux portraits. Un œuvre éminemment classique en ce sens qu’il s’inscrit dans une perspective artistique très large. Un œuvre qui fait l’expérience de la liberté, dans ses thèmes comme dans ses formats. Un œuvre qui donne à voir une vision nouvelle et unique du corps féminin contemporain.
On a dit d’Yves Saint Laurent qu’il a par ses créations donné le pouvoir à la Femme. On pourrait dire la même chose d’Helmut Newton, qui accompagna longtemps et intimement – ce n’est pas un hasard – la démarche du premier. Nues ou en smoking, les femmes de Newton sont puissantes, séductrices, dominantes, jamais glaciales mais toujours impressionnantes, voire intimidantes. Ce sont des femmes qui, fortes de leur révolution sexuelle, assument la pleine liberté de leur corps, sans heure ni cadre, ouverte à tous les fantasmes. Ce sont des femmes riches, qui ont conquis le monde et son argent, et vivent dans un raffinement extrême, de leurs robes à leur lit. Luxe, classe et volupté : tel pourrait être l’adage de la Femme newtonienne. Quand Newton publie un livre intitulé Un monde sans hommes, il formule l’expression visionnaire d’une société où les femmes ont conquis assez de pouvoir pour parvenir, le cas échéant, à se passer des hommes.
L’exposition ne s’attache pas à l’unique représentation de la Femme par Newton, mais restitue les divers champs, parfois plus secrets, de son travail. Conçue par June Newton et ponctuée de citations du photographe, elle est aussi, à double titre, « Newton par Newton ».
L’exposition est organisée par la Réunion des musées nationaux – Grand Palais, avec l’aimable participation de Madame June Newton, Monte-Carlo, et de la Fondation Helmut Newton, Berlin.
Commissaire : June Newton, avec la collaboration de Jérôme Neutres, conseiller du Président de la Réunion des musées nationaux – Grand Palais
Scénographie : Paul Kahlfeldt, Kahlfeldt Architekten, Berlin
L’exposition bénéficie du soutien d’HSBC France. Elle a été réalisée également avec le concours du cabinet Linklaters.

Dopo la morte di Helmut Newton (1920 – 2004) non era stata ancora presentata una retrospettiva in Francia, dove il fotografo realizzò la maggio parte delle sue opere, innanzitutto lavorando per l’edizione francese di Vogue. 
Sulfurea, a volte scioccante, l’opera di Newton vule restituire bellezza, erotismo, humour e a volte la violenza che la sua sensibilità gli permetteva di rivelare partecipando al mondo sociale che frequentava: la moda, il lusso, il denaro e il potere. 
Un percorso unico e originale, alla scoperta delle stravaganze del fotografo berlinese considerato come l’inventore del “porno chic”. In particolare la mostra si focalizza sull’immagine inedita della donna concepita dall’artista: una donna forte, indipendente e senza concessioni, dal corpo dominatore. 
Mostra al Grand Palais, prolungata fino al 30 luglio
Programma consultabile sul sito: www.grandpalais.fr/grandformat/helmut-newton/
La mostra riunisce più di duecento immagini, per la quasi totalità delle stampe originali o “vintage” realizzate sotto la supervisione di Helmut Newton. Sono esposte polaroids, stampe di diversi formati, grandi formati e opere monumentali. A corredo della mostra, un estratto del film “Helmut by June” realizzato da June Newton, moglie di Helmut Newton per sessant’anni e lei stessa fotografo.
 
Helmut Newton au Grand Palais 
Parigi
Grand Palais 
Avenue Winston-Churchill – 8° arr. Paris 
Orari
Dal 24 marzo al 17 giugno 2012 
In ragione del suo successo la mostra è prolungata fino al 30 luglio
Tariffe
Ingresso:11 euros 
Ridotto: 8 euro
mostra helmut Newton-Grand Palais: www.grandpalais.fr/grandformat/helmut-newton/